Réponse courte
On ne peut pas simplement « mettre ChatGPT » sur un site d’entreprise : ChatGPT tel quel ne connaît ni vos prix, ni vos heures, ni votre agenda, et il peut inventer une réponse avec assurance. Ce qu’on installe en réalité, c’est un modèle de langage, souvent celui d’OpenAI, relié à vos propres informations par une technique appelée RAG, encadré par des règles et branché à vos outils. Voici la différence, les options, le coût réel d’une conversation, les risques et la bonne façon de faire.
Pourquoi ChatGPT ne connaît-il pas votre entreprise ?
ChatGPT ne connaît pas votre entreprise parce qu’il a appris sur du texte public général, pas sur vos prix, vos services, vos heures ou votre agenda, qui changent et ne sont souvent publiés nulle part en détail. Placé tel quel sur votre site, il répond avec ce qu’il sait du monde, pas avec ce qui est vrai chez vous.
Demandez-lui « Avez-vous une place jeudi ? » : il n’a aucun moyen de le savoir. Un modèle de langage prédit la suite la plus probable d’un texte. S’il ne trouve pas la réponse, il peut en produire une plausible, mais fausse. C’est ce qu’on appelle une hallucination.
Quelle est la différence entre ChatGPT et un agent IA branché sur vos données ?
Un agent IA branché sur vos données utilise un modèle de langage comme ChatGPT, mais il va d’abord chercher la réponse dans vos propres documents avant de répondre, et il peut agir dans vos outils. Le modèle fournit la langue ; vos informations fournissent les faits.
Cette recherche préalable s’appelle le RAG (retrieval-augmented generation, ou génération augmentée par la recherche). Expliqué simplement : à chaque question, le système cherche dans vos pages, votre FAQ et vos politiques les quelques passages pertinents, les donne au modèle avec la consigne « réponds seulement à partir de ces extraits », et le modèle rédige la réponse. Si rien ne correspond, un agent bien réglé le dit et passe la main à une personne au lieu d’improviser.
| ChatGPT tel quel | Agent IA branché sur vos données | |
|---|---|---|
| Source des réponses | Connaissances générales du modèle | Vos pages, documents et règles approuvés |
| Prix et heures | Inconnus ou devinés | Ceux que vous avez publiés et tenus à jour |
| Agenda | Aucun accès | Voit les plages libres et réserve |
| CRM et relances | Rien n’est noté | Fiche créée, résumé écrit, relance planifiée |
| Quand il ne sait pas | Peut inventer | Le dit et transfère à une personne |
API OpenAI ou outil sans code : quelle option choisir ?
Pour mettre la technologie de ChatGPT sur un site, on passe soit par l’API d’OpenAI (programmation nécessaire), soit par un outil sans code qui utilise un modèle de langage en coulisse et fournit un widget prêt à coller. Le premier offre le contrôle ; le second, la rapidité.
| Critère | API OpenAI (sur mesure) | Outil sans code (Chatbase, Tidio, etc.) |
|---|---|---|
| Mise en place | Un développeur construit l’interface, la recherche dans vos documents et les règles | Vous téléversez vos pages ou vos documents et collez un script |
| Facturation | Au jeton consommé, payé à OpenAI, plus le développement et l’hébergement | Abonnement mensuel selon un volume de conversations ou de crédits |
| Branchements | Tout ce que vous voulez : agenda, CRM, textos, ERP | Ceux que l’outil propose |
| Contrôle des réponses | Total, si c’est bien conçu | Selon les réglages offerts |
À titre d’exemple de tarifs publics relevés le 13 octobre 2026 : Chatbase affiche 40 $, 150 $ et 500 $ US par mois pour 700, 4 000 et 15 000 crédits de message ; l’agent IA Lyro de Tidio commence à 32,50 $ US par mois pour 50 conversations IA.
Combien coûte une conversation avec ChatGPT sur un site web ?
Avec l’API d’OpenAI, une conversation de soutien typique coûte de moins d’un cent à quelques cents en consommation du modèle, selon le modèle choisi. OpenAI facture au million de jetons, en distinguant les jetons lus (la question, les consignes, les extraits de vos documents) et les jetons écrits (la réponse).
Calcul d’illustration à partir de la grille publiée par OpenAI le 13 octobre 2026, pour une conversation de 3 000 jetons lus et 700 jetons écrits : avec gpt-5-mini (0,25 $ US par million lus, 2 $ US par million écrits), environ 0,2 cent US ; avec gpt-5.5 (5 $ US et 30 $ US), environ 3,6 cents US. Pour 1 000 conversations par mois, cela donne environ 2 $ US dans le premier cas et 36 $ US dans le second.
Ce n’est pas le coût total : s’ajoutent le développement, l’hébergement, l’entretien et la relecture des conversations, et un agent qui consulte plusieurs outils consomme plusieurs fois plus de jetons.
| Modèle OpenAI | Prix par million de jetons lus (USD) | Prix par million de jetons écrits (USD) | Conversation d’illustration (USD) |
|---|---|---|---|
| gpt-5-nano | 0,05 $ | 0,40 $ | ≈ 0,04 cent |
| gpt-5-mini | 0,25 $ | 2,00 $ | ≈ 0,2 cent |
| gpt-5.5 | 5,00 $ | 30,00 $ | ≈ 3,6 cents |
Prix de base relevés le 13 octobre 2026 sur la page tarifs de l’API OpenAI (contexte court), avant taxes. Conversation d’illustration : 3 000 jetons lus et 700 écrits. Les grilles changent souvent ; vérifiez la page officielle.
Quels sont les risques de mettre ChatGPT sur son site ?
Le principal risque est que le robot donne une mauvaise information et que votre entreprise en soit tenue responsable. C’est ce qui est arrivé à Air Canada.
Dans Moffatt c. Air Canada (2024 BCCRT 149), décision de février 2024 du Civil Resolution Tribunal de la Colombie-Britannique, le robot conversationnel de la compagnie avait indiqué à un client qu’il pouvait demander après coup le tarif de deuil, alors qu’une autre page du site disait le contraire. Air Canada a soutenu que le robot était une entité distincte responsable de ses propres actes. Le tribunal a rejeté cet argument : le robot fait partie du site, et l’entreprise répond de toute l’information qu’il contient. Air Canada a dû verser 812,02 $.
- Réponses inventées : prix, délais, garanties ou politiques qui n’existent pas.
- Conseils hors champ : un robot qui donne un avis juridique, médical ou financier au nom d’un professionnel.
- Fuite d’information : un robot mal configuré qui révèle ses consignes internes ou des documents qui n’étaient pas destinés au public.
- Détournement : des visiteurs qui s’en servent comme d’un ChatGPT gratuit, à vos frais.
Que dit la Loi 25 sur un ChatGPT installé sur un site ?
La Loi 25 s’applique dès que le robot recueille un renseignement personnel, comme un nom, un courriel, un numéro de téléphone ou la description d’une situation personnelle. Le visiteur doit être informé, au moment de la collecte, des fins et des moyens, et les fonctions qui permettent de l’identifier, de le localiser ou de le profiler ne peuvent pas être activées par défaut, selon la Commission d’accès à l’information.
La question qui surprend souvent : où vont les conversations ? Avec l’API d’OpenAI, elles sont traitées par un fournisseur à l’extérieur du Québec. La Commission indique qu’une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée est requise avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec. Selon la documentation d’OpenAI, les données envoyées à l’API ne servent pas à entraîner ses modèles par défaut, mais des journaux de surveillance des abus sont conservés jusqu’à 30 jours.
Enfin, si le robot prend une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé, la Loi 25 oblige à en informer la personne et à lui permettre de la faire réviser par un membre du personnel. Et la Charte de la langue française exige que la clientèle puisse être servie en français.
Information générale, pas un avis juridique.
Comment mettre ChatGPT sur son site correctement ?
Pour mettre ChatGPT sur un site correctement, il faut le transformer en agent limité à vos informations, encadré par des règles, transparent sur sa nature et relié à une personne. Voici la liste de contrôle à suivre, peu importe l’outil.
- 1. Limiter les réponses à vos contenus approuvés (RAG) et désactiver la culture générale.
- 2. Écrire les sujets interdits : prix hors grille, rabais, remboursements, garanties, avis professionnels.
- 3. Annoncer dès le premier message que c’est un assistant IA, et offrir de parler à une personne.
- 4. Informer avant de recueillir un renseignement personnel, et savoir où transitent les conversations.
- 5. Brancher l’agenda et le CRM pour que la conversation se termine par une action : rendez-vous, soumission, rappel.
- 6. Tester avec de vraies questions et des questions piégeuses avant la mise en ligne.
- 7. Relire des conversations chaque semaine et corriger le contenu là où l’agent hésite.
- 8. Plafonner l’usage pour éviter qu’on se serve de l’agent comme d’un ChatGPT gratuit.
ZeniTech : un site web avec un agent IA déjà branché
ZeniTech, une agence de Québec, est une option parmi d’autres pour qui veut le résultat sans assembler les pièces. Elle conçoit des sites web sur mesure avec un agent IA intégré au centre de la page, propulsé par Orvel AI, la couche d’agents conçue et opérée par ZeniTech au Québec.
L’agent répond 24/7 en clavardage et peut prendre un appel vocal depuis le site, en français d’ici et en anglais, à partir des vraies informations de l’entreprise. Il qualifie la demande, propose ou prend un rendez-vous, relance, écrit un résumé dans le CRM et passe la main à une personne dès que c’est délicat ou qu’il ne sait pas. Le site respecte la Loi 25 et la Loi 96, le code et les comptes sont au nom du client, et le prix est fixé par écrit avant de commencer. Les prix de ZeniTech sont publiés sur zenitech.dev/tarifs ; une présentation gratuite de 30 minutes en visio permet de voir un agent en action.
Questions fréquentes
Peut-on mettre ChatGPT directement sur son site web ?
Pas tel quel. On utilise plutôt l’API d’OpenAI, ou un outil sans code qui s’appuie sur un modèle de langage, pour créer un robot qui répond à partir de vos propres informations. Sans ce branchement à vos données, le robot ne connaît ni vos prix, ni vos heures, ni votre agenda.
Qu’est-ce que le RAG, en mots simples ?
Le RAG est une technique qui fait chercher la réponse dans vos documents avant que le modèle écrive. Le système trouve les passages pertinents de votre site ou de votre FAQ, les donne au modèle avec la consigne de répondre seulement à partir d’eux, puis le modèle rédige. C’est ce qui réduit les réponses inventées.
Combien coûte une conversation avec l’API d’OpenAI ?
Selon la grille publiée par OpenAI le 13 octobre 2026, une conversation d’environ 3 000 jetons lus et 700 écrits coûte environ 0,2 cent US avec gpt-5-mini et environ 3,6 cents US avec gpt-5.5. Il faut ajouter le développement, l’hébergement et l’entretien, qui pèsent généralement plus lourd que les jetons pour une PME.
Mon entreprise est-elle responsable de ce que dit son robot ?
Oui. Dans Moffatt c. Air Canada (2024 BCCRT 149), un tribunal de la Colombie-Britannique a refusé de traiter le robot comme une entité distincte et a condamné Air Canada à verser 812,02 $ pour une mauvaise information sur le tarif de deuil. Ce que dit votre robot vous engage.
OpenAI utilise-t-il les conversations de mon site pour entraîner ses modèles ?
Pas par défaut. Selon la documentation d’OpenAI, les données envoyées à l’API ne servent pas à entraîner ses modèles, sauf si vous choisissez de les partager. Des journaux de surveillance des abus sont toutefois conservés jusqu’à 30 jours. Au Québec, une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée reste requise avant de communiquer des renseignements personnels hors du Québec.
Vaut-il mieux l’API d’OpenAI ou un outil sans code ?
Un outil sans code convient pour lancer vite un robot de questions et réponses à partir de vos pages. L’API, avec un développeur, convient quand le robot doit agir dans vos outils : agenda, CRM, textos, soumissions. Dans les deux cas, la qualité dépend d’abord du contenu que vous lui donnez.
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- OpenAI : tarifs de l’API (consultés le 13 octobre 2026)
- OpenAI : utilisation de vos données dans l’API
- Chatbase : tarifs (consultés le 13 octobre 2026)
- Tidio : tarifs (consultés le 13 octobre 2026)
- McCarthy Tétrault : Moffatt v. Air Canada, a Misrepresentation by an AI Chatbot
- Dentons : Airline ordered to compensate a B.C. man because its chatbot provided inaccurate information
- Commission d’accès à l’information : principaux changements de la Loi 25
- Office québécois de la langue française : aide-mémoire pour faire des affaires en français (PDF)
- ZeniTech : tarifs publiés