Guide · Construction et rénovation

Suivi d’une soumission en rénovation : quand relancer et ce que la loi exige

Réponse courte

Relancez une soumission en rénovation tôt, quelques fois et par écrit : un premier message dans les deux jours, un deuxième vers la fin de la première semaine, un dernier deux semaines plus tard, puis fermez le dossier. Au Québec, chaque soumission et chaque relance doit porter votre numéro de licence RBQ, une soumission acceptée par courriel ou par texto devient un contrat à distance avec ses propres obligations, et les textos de relance doivent respecter la Loi canadienne anti-pourriel. Voici le calendrier, les messages types et les règles, article par article.

La réponse courte

Une soumission sans réponse n’est pas forcément refusée. Souvent, le client attend une autre soumission, en parle à son conjoint, ou n’a pas compris une ligne du prix. Un suivi bref, utile et daté règle ces trois cas sans avoir l’air insistant.

Avant de relancer, assurez-vous que la soumission elle-même est conforme : numéro de licence RBQ, description claire des travaux, prix total et modalités. Si le client l’accepte par courriel ou par texto, c’est elle qui sert de base au contrat à distance.

MomentButCanal
Jour 0Envoi de la soumission, avec le nom de la personne à joindreCourriel, avec un texto qui l’annonce
Jour 2Vérifier qu’elle est bien reçue et offrir de répondre aux questionsTexto
Jour 6 ou 7Lever un frein : délai, matériaux, financement, option moins chèreCourriel ou appel
Jour 14 à 21Dernier message : « On garde votre plage ? Sinon, on ferme le dossier. »Texto
AprèsDossier fermé dans le CRM, avec la raison si le client l’a donnéeCRM

Calendrier recommandé par ZeniTech à partir de la pratique courante, pas une mesure. Ajustez-le à vos délais : une urgence se relance le jour même, une rénovation majeure peut attendre plus longtemps.

Ce que la soumission doit contenir avant d’être relancée

La Régie du bâtiment du Québec exige que le numéro de licence figure sur vos estimations, vos soumissions, vos contrats, vos états de compte et vos factures, dans toute publicité, y compris les cartes professionnelles, sur votre site Web et sur vos réseaux sociaux d’entreprise, dans le format « Licence RBQ : XXXX-XXXX-XX ». Un texto ou un courriel de relance qui renvoie à la soumission est une bonne occasion de le répéter.

Pour les électriciens et les plombiers, la licence est délivrée par la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) ou par la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ). Selon la RBQ, leurs membres sont identifiés par le logo de leur corporation.

RBQ, « Afficher votre licence » et « Licence en électricité », consultées le 2 octobre 2026.

Soumission acceptée par courriel ou par texto : c’est un contrat à distance

Selon la Loi sur la protection du consommateur, un contrat conclu à distance est un contrat conclu alors que le commerçant et le consommateur ne sont pas en présence l’un de l’autre, précédé d’une offre du commerçant. Le commerçant est réputé faire une offre dès que sa proposition comporte tous les éléments essentiels du contrat (art. 54.1). Une soumission complète, envoyée par courriel et acceptée par un « Oui, on y va » par texto, entre donc dans cette définition.

Avant la conclusion, il faut avoir divulgué au client votre nom, votre adresse, votre téléphone et votre adresse technologique, la description détaillée des travaux, le prix total et les modalités de paiement, notamment (art. 54.4). Vous devez ensuite lui transmettre un exemplaire du contrat dans les 15 jours, sous une forme qu’il peut conserver et imprimer (art. 54.7). Si ces conditions ne sont pas respectées, le client peut résoudre le contrat dans les sept jours suivant la réception de l’exemplaire (art. 54.8).

En pratique : une soumission complète et conforme fait le gros du travail. Quand le client accepte, envoyez-lui le contrat par courriel en PDF le jour même et notez la date d’envoi dans le CRM.

LégisQuébec, Loi sur la protection du consommateur (RLRQ, c. P-40.1), consultée le 2 octobre 2026.

La visite d’estimation chez le client : à sa demande, pas en porte-à-porte

Le commerçant itinérant est celui qui, ailleurs qu’à son adresse, sollicite un consommateur déterminé ou conclut un contrat avec lui (art. 55). Son contrat doit être écrit et contenir des mentions précises, dont le numéro de permis (art. 58), et le client peut le résoudre dans les dix jours qui suivent la remise du double (art. 59).

Toutefois, le contrat conclu à l’adresse du consommateur, à sa demande expresse, n’est pas un contrat de commerçant itinérant, à condition qu’il n’ait pas été sollicité ailleurs qu’à l’adresse du commerçant (art. 57). Gardez donc la trace de la demande : le formulaire, le courriel ou la conversation par texto où le client demande la visite. Si votre équipe frappe aux portes ou sollicite les voisins d’un chantier, ce sont les règles du commerçant itinérant qui s’appliquent.

LégisQuébec, Loi sur la protection du consommateur, art. 55 à 59. Le règlement d’application prévoit des exceptions ; faites confirmer votre cas.

Textos et courriels de relance : la Loi anti-pourriel en clair

La Loi canadienne anti-pourriel vise les messages électroniques commerciaux, dont les textos et les courriels. Trois articles règlent la plupart des relances de soumission.

Justice Canada, Loi visant l’élimination des pourriels (L.C. 2010, ch. 23), consultée le 2 octobre 2026. Information générale, pas un avis juridique.

Des messages de relance qui aident au lieu d’insister

Un bon suivi apporte une information ou une décision facile. Gardez le ton de votre entreprise et signez avec un vrai nom.

Loi 25 : ce qu’on demande au client et ce qu’on en fait

La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, modifiée par la Loi 25, s’applique à toute entreprise. On ne recueille que les renseignements nécessaires aux fins déterminées avant la collecte (art. 5), et on informe la personne des fins, des moyens et de ses droits d’accès et de rectification (art. 8). Le titre et les coordonnées du responsable de la protection des renseignements personnels sont publiés sur votre site (art. 3.1).

Si un outil automatisé prend seul une décision qui touche le client, par exemple refuser une demande hors de votre territoire, l’article 12.1 exige de l’en informer et de lui permettre de présenter ses observations à un membre de votre personnel.

LégisQuébec, Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ, c. P-39.1), consultée le 2 octobre 2026.

Les pièges les plus fréquents

Où un agent IA aide, et où il s’arrête

Le suivi des soumissions est répétitif, daté et facile à oublier : c’est exactement ce qu’un agent fait bien. Atlas, l’agent IA de ZeniTech pour la construction et la rénovation, qualifie chaque demande (type de travaux, ville, budget, échéance), planifie la visite d’estimation dans votre calendrier avec un rappel au client, puis relance chaque soumission envoyée jusqu’à la signature, par texto et par courriel. Il est branché sur le CRM ZeniTech, votre calendrier, le téléphone et les textos.

Ce qu’il ne fait pas : il ne s’engage jamais sur un prix sans votre estimation, et les plaintes ou les problèmes de chantier passent à votre équipe. Les modèles de messages, avec votre numéro de licence et la mention de désabonnement, sont écrits et approuvés avec vous. Le prix : une implantation, puis un forfait mensuel, selon la grille publiée sur zenitech.dev/tarifs.

Questions fréquentes

Combien de fois faut-il relancer une soumission en rénovation ?

Trois relances suffisent généralement : vers le jour 2 pour confirmer la réception, vers le jour 7 pour lever un frein, puis entre le jour 14 et le jour 21 pour fermer le dossier. C’est une recommandation de pratique, pas une règle ; une urgence se relance le jour même.

Le numéro de licence RBQ doit-il être sur la soumission ?

Oui. La Régie du bâtiment du Québec exige le numéro de licence sur les estimations, les soumissions, les contrats, les états de compte et les factures, ainsi que sur le site Web et les réseaux sociaux d’entreprise, dans le format « Licence RBQ : XXXX-XXXX-XX ». Les membres de la CMEQ et de la CMMTQ sont identifiés par le logo de leur corporation.

Une soumission acceptée par texto, est-ce un contrat valide ?

Ça peut l’être, mais c’est alors un contrat conclu à distance au sens de la Loi sur la protection du consommateur. Vous devez avoir divulgué vos coordonnées, la description des travaux, le prix total et les modalités avant l’acceptation, puis transmettre un exemplaire du contrat dans les 15 jours. Sinon, le client peut résoudre le contrat dans les sept jours suivant la réception de l’exemplaire.

Ai-je le droit de relancer un client par texto sans son consentement ?

L’envoi du prix ou de l’estimation qu’il a demandés n’exige pas de consentement selon la Loi canadienne anti-pourriel. Sa demande crée aussi un consentement tacite pour vos relances pendant six mois. Chaque message doit identifier votre entreprise et offrir un moyen de se désabonner.

Si je signe le contrat chez le client, suis-je un commerçant itinérant ?

Pas si la visite a lieu à la demande expresse du client et que le contrat n’a pas été sollicité ailleurs qu’à votre adresse (article 57 de la Loi sur la protection du consommateur). Si vous sollicitez des clients en porte-à-porte, les règles du commerçant itinérant s’appliquent : permis, contrat écrit et droit de résolution de dix jours.

Combien de temps puis-je envoyer des messages à un client qui n’a pas signé ?

Selon la Loi canadienne anti-pourriel, le consentement tacite qui découle d’une demande de renseignements vaut pour les six mois qui suivent cette demande. Au-delà, sans achat ni nouvelle demande, il faut un consentement exprès pour lui envoyer des messages commerciaux.

Une IA peut-elle faire le suivi de mes soumissions ?

Oui. Un agent comme Atlas relance chaque soumission envoyée par texto et par courriel jusqu’à la signature ou au refus, selon des modèles que vous approuvez, et inscrit chaque échange dans votre CRM. Il ne donne jamais de prix sans votre estimation.

Que dit la Loi 25 sur les renseignements recueillis pour une soumission ?

On ne recueille que ce qui est nécessaire à la soumission, on informe le client des fins et de ses droits, et le responsable de la protection des renseignements personnels est nommé sur votre site. Si un outil automatisé refuse seul une demande, il faut en informer le client et lui permettre d’en parler à une personne de votre équipe.

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